Bienvenue sur Plume2Geekette!

L'univers d'une gauchère très curieuse, passionnée et ultra-connectée, qui écrit pour partager.

Publicité

18 juil. 2014

La solitude des soirs d'été.

Ca vous est déjà arrivé vous, de ressentir une tristesse tellement immense qu'elle vous enferme dans la solitude? 
En 2009, un mois après avoir fêté mes 22 automnes, je perds ma mère. C'est aussi pendant cette période que j'ai rencontré l'homme de ma vie. Il m'a beaucoup aidé à surmonter cette épreuve, faisant de mon quotidien une merveilleuse aventure. Alors j'avance, je construis mes projets et je me reconstruis. 
Je fais confiance en l'avenir en me disant que malgré tout, la vie est belle, et bien faite.

4 ans plus tard, mon père rejoint ma mère. 
Cela fait un peu plus d'un an qu'il est décédé et je constate que cette fois-ci c'est différent, le processus post deuil je veux dire. C'est comme si l'on rouvrait une plaie pour en faire une plus grande et plus douloureuse. 
Je ne trouve pas de sens à tout cela, c'est beaucoup trop. J'ai été envahie par un raz-de-marée de colère provoqué par un fort sentiment d'injustice. Je pensais naïvement que parce que l'on m'avait enlevé ma mère, mon père vivrait forcément 100 ans. Je voulais comprendre, analyser, c'est humain après tout. Mais lorsque j'ai compris que la situation est irrationnelle et irréversible, j'ai fini pas accepter qu'ils étaient partis tous les deux. Mais l'acceptation a fait place à une infinie tristesse.

Cette tristesse, elle est en moi, elle m'est singulière. Elle a creusé mon être pour me donner la sensation de n'être plus qu'une carcasse vide. Il n'y a pas d'âge pour se sentir orpheline et déracinée.
Parfois je suis là sans être là. Souvent, j'observe les gens, mon entourage, mes amis et je me sens en décalage avec eux, face à leur joie de vivre et à leur innocence. C'est dans ces moments-là que je me sens seule face à l'épreuve que je traverse. 
Au fond je me dis que c'est un peu de ma faute ce que je ressens, après tout j'ai insisté pour ne pas parler de ça. Je leur ai demandé de faire "comme si de rien n'était", c'est aussi ce que j'ai fait religieusement, par souci de ne pas les ennuyer, mais aussi par nécessité, pour mieux la surmonter. 

Je m'aperçois avec le recul que c'est tout ce qu'il ne fallait pas faire. J'aurai bientôt 27 ans et intérieurement, j'ai l'impression d'en avoir 40. Je veux redevenir celle que j'étais, sourire avec sincérité, m'amuser, espérer, ne plus avoir peur. Mais comment fait-on?

8 commentaires :

  1. Que commenter à cette article bouleversant? Je ne sais pas, tu m'a fais perdre mes mots mais aussi tu m'as donné une bonne claque… Je suis de ces personnes insouciantes qui rigole à tout vas mais qui peut faire la tête des heures durant car nous ne sommes pas allée dans le resto que je voulais…
    Merci de me faire relativiser de mes petits tracas qui n'en sont pas réellement au final.
    Je ne sais pas quoi te dire à part soit forte, entoure toi d'amis et courage <3

    RépondreSupprimer
  2. Quel post... Je ne trouve pas le mot!
    Je peux te dire que je traverse la même chose depuis quelques années.
    Rien à voir avec la perte d'un être cher mais chacun porte sa croix, dirons-nous...
    Je me sens constamment en décalage avec la réalité, avec les autres. Presque parfois l'impression de n'être pas réelle moi même.
    Moi aussi je voudrais profitez de la vie, je suis encore jeune (28 ans) et j'ai cet horrible sentiment de les avoir perdues ces années. C'est un état difficile à décrire même à son compagnon, je crois que c''est de ne pas vouloir lui faire porter MON poids sur les épaules que j'ai décidé de consulter. Et ça va. Ça va de mieux en mieux même si ce sera la "bataille" d'une vie avec des hauts et des bas mais je sais maintenant que ce qui m'a libéré c'est: PARLER!
    Je t'envoie tout mon courage (j'en garde un peu quand même), mes pensées positives et de l'amour :)
    V.
    http://lavsphere.blogspot.fr/

    RépondreSupprimer
  3. L'enterrement de mon papi était hier matin.
    Je ne vis certes pas la même tristesse que toi, et puis après tout on ne peut mesurer ou comparer la tristesse.
    Mais j'étais très proche de mon papi. Je me sens vidée d'avoir tant pleuré. Et j'aimerais pleurer encore et encore.
    J'en parle très peu. Comme toi, face à la tristesse je préfère "mettre de côté", faire abstraction. Je fais aussi "comme si de rien n'était" et je fonce dans les projets, dans la vie. Je pense effectivement qu'on a pas la bonne technique pour faire face au deuil. Mais honnêtement, je ne sais pas comment on fait. Vraiment pas.

    En tout cas je suis de tout coeur avec toi <3

    Des bisous.

    RépondreSupprimer
  4. Lorsque j"ai perdu ma mère, j'ai refusé de faire mon deuil. Parce que c'était trop douloureux, parce que mon fils venait de naître et pour soutenir mon père.
    Un an plus tard, j'ai tout lâché. Dépression, conneries ... j'ai failli perdre tout ce que j'avais, la période fut très douloureuse.
    Je regrette aujourd'hui d'avoir refuser ma tristesse dès le décès de ma maman, j'aurai dû l'assumer mais je ne voulais pas souffrir plus. Je pensais que je ne le supporterai pas.

    Je ne sais pas comment on fait pour surmonter tout ça, le seul conseil que je peux donner aujourd'hui est de ne surtout pas lutter contre sa douleur, elle finit toujours pas ressurgir et peux faire de gros dégâts.

    Tu ne seras plus jamais la petite fille insouciante que tu étais, il faut apprendre à vivre avec tes failles et faiblesses. Le plus beau est devant toi, je te l'assure !!

    RépondreSupprimer
  5. Tes mots me bouleversent...
    Je ne sais pas ce qu'être être orpheline mais je sas ce qu'est perdre des proches et je t'assure que les blessures laissées article ces pertes marquent à tout jamais. J'ai perdu beaucoup d'êtres chers. Je pensais que ça ne s'arrêterait jamais. Je me disais, à quoi bon aimer les gens si c'est pour les perdre aussitôt. Et quand j'ai enfin cru que c'était fini, mes parents se sont séparés et nous vivons désormais sur deux continents différents. Ça, ça a été le coup de grâce. J'étais révoltée. Contre tout. Contre tous. Et puis un jour, j'ai compris que mon comportement destructeur ne m'aiderait pas. Depuis, je ris, je rayonne, j'aime, je partage. Mon mal être me rattrape parfois. Et c'est le blues. Cette impression d'être cassée. De ne pouvoir être reparé. Mais je ne me le permet qu'en privé. Le reste du temps je suis cette fille joviale et rigolote qui aime sa vie et veut la vivre à fond.
    Tout ce pavé pour te dire qu'on réagit tous différemment aux tragédies de la vie. Certains de ceux que tu vois rire sont peut être, comme moi, au fond d'eux, effrayés par la vie et tout ce qu'elle leur offre car ce sont autant de choses qu'on peut perdre. Mais ils ne peuvent pas laisser les autres apercevoir cette faiblesse chez eux. Certains se réfugient dans la musique, les arts, le sport, les sorties... Chacun est différent. L'important n'est pas que les autres te perçoivent comme quelqu'un de triste. L'important est que tu trouves une voie pour te reconstruire, ou tout le moins, pour continuer à vivre.
    Désolée pour ce roman. Je t'envoie tout mon soutien. J'espère vraiment que tu parviendra à être la fille épanouie que tu souhaites devenir.
    Grosses bises.
    http://lejournaldeprisci.blogspot.com/

    RépondreSupprimer
  6. Désolée pour les choses incompréhensibles en début de commentaire. Je hais vraiment ce correcteur. Lol

    RépondreSupprimer
  7. Ton article est extremement touchant...
    Je n'ai jamais vecu de deuil mais tout ce que tu ecris la... vraiment c'est très touchant on s'en toute la tristesse que tu ressens... Je te souhaite beaucoup de courage tu as l'air d'etre quelqu'un d'extremement forte et tu arriveras a reprendre gout a la vie..
    Enormes pensées <3
    Bisous je te suis depuis un moment et je te trouve vraiment géniale.. Annabelle

    RépondreSupprimer

Un mot doux